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2008 NEUTRALITY ESCAPE

the neutrality escape 2008

Video projection 25', 11 min.

Le film The neutrality escape, dépourvu de trame narrative, est une succession de plusieurs plans macroscopiques d’une caméra 16 mm Éclair NPR, une des premières caméras portatives, lancée en 1963. L’avènement de ces caméras a durablement modifié l’esthétique du cinéma et contribué à l’émergence du mouvement du cinéma-vérité, dont les films de Jean Rouch ou encore les kino-pravda de Dziga Vertov sont emblématiques.   +

With no narrative framework, The neutrality escape is a film based on a series of macroscopic shots of an Éclair NPR 16 mm camera, one of the first portable movie cameras, produced in 1963. The advent of these cameras had a lasting impact on the aesthetics of film-making, harking back to Dziga Vertov’s kino-pravda newsreels and contributing to the emergence of the ciné-vérité movement as emblematized by the films of Jean Rouch.  +

Collection:  Musée des beaux arts du Canada

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LE DEVOIR     -    VOIR

 

Vancouver art gallery 

Vancouver art gallery 

The neutrality escape peut être vu comme un hommage à ce mouvement cinématographique et à la mécanique, considérée à l’époque, dans toute sa rigueur technique et sa modernité, comme garante de vérité. Mais les gros plans, détaillant avec un esthétisme marqué le mécanisme, les rouages, les inscriptions et les textures de surface, donnent une vision profondément subjective et sublimée de l’appareil. The neutrality escape apparaît donc également comme une tentative un peu naïve de capter une certaine objectivité en se basant sur l’unique volet technologique de la création d’images, qui, elles, en revanche, ne seront jamais neutres.

La « vérité » de l’imagerie photographique et filmique est au cœur des préoccupations de Pascal Grandmaison, qui considère la vérité comme « idée un peu fantomatique » (1). Les images captées par la caméra Éclair NPR ne nous parviennent de ce fait que sous forme de reflets lumineux fantomatiques, se prolongeant sur les murs de l’espace de projection, qui, en tant que symbole de la chambre noire nécessaire à la production d’images, fait partie intégrante de l’œuvre.

 

(1) Pascal Grandmaison, « Avant de commencer et jusqu’après la fin », entretien avec Béatrice Josse, Half of the darkness, catalogue d’exposition, Luxembourg, Casino Luxembourg (éd.), 2011.

Texte Kevin Muhlen :Guide exposition Casino Luxembourg Forum D'art Contemporain, 2011

 

 


 

The neutrality escape could be seen as a tribute to this film movement and to the mechanism whose technical reliability and modernity appeared at the time as a guarantee of “truth” and authenticity. But Grandmaison’s close-ups, which detail this mechanism with its gears, surface textures and markings, display a distinct aestheticism that produces a profoundly subjective, sublimated view of the camera. The neutrality escape therefore also comes across as a somewhat naïve attempt to record a certain objectivity based solely on the technological aspect of creating pictures that are themselves never neutral.

The “truth” of photographic and filmed imagery lies at the core of Grandmaison’s concerns, for he considers truth to be a “somewhat spectral idea.”[1] The pictures recorded by the Éclair NPR camera therefore only come to us in the form of ghostly reflections of light along the walls of the projection space which, as a symbol of the darkroom required for the production of pictures, is an integral part of the work.

[1] Pascal Grandmaison interviewed by Béatrice Josse, “Before beginning and beyond the end,” Half of the Darkness, exhibition catalogue (Luxembourg: Casino Luxembourg, 2011).

 

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